jeudi 14 janvier 2010

Dieu est super fort...

Parfois je me demande quelles sont les limites de Dieu dans sa création? Je me dis qu'il existe peut-être d'autres mondes quelque part dans l'univers, où par exemple il y aurait plus que 4 éléments, et où les habitants auraient plus que 5 sens. On peut imaginer aussi des mondes avec de nouvelles dimensions, un spectre colorimétrique plus vaste que le notre etc.

Un jour je parlais de celà à mon frère qui m'a répondu: "moi ce que je trouve très fort chez Dieu, c'est qu'il a créé l'univers en partant d'une feuille blanche". Je trouve sa réponse très pertinente (normal c mon frère :-p). C'est vrai que chaque fois que je m'amuse à concevoir des mondes parallèles, je le fait en me basant sur ma propre expérience, sur ce qui se passe sur cette terre. Comme un artiste qui s'appuye forcément sur des influences diverses pour développer son propre style.
Mais Dieu, lorsqu'il a créé l'univers, il n'avait aucun concept, aucune ligne directrice, aucun point de repère sur lequel s'appuyer et guider son oeuvre. Et rien que pour cela il mérite bien son titre de big boss ;-)

En plus il a tellement bien réussi son coup, qu'on s'est tous fait avoir. Ca nous paraît naturel d'avoir une tête, 2 bras, 2 jambes avec plein de doigts au bout. Nous sommes tellement captivés par notre histoire personelle et ce qui se passe dans l'univers que nous en oublions notre vraie nature. Nous avons oublié que le nom que nous a donné nos parents n'est pas notre vrai nom, nous avons oublié que notre date de naissance n'indique pas notre âge véritable, nous avons surtout oublié que ce corps de chair n'est pas notre corps.
Nous sommes un peu comme des ados qui à force de jouer à World Of Warcraft finissent par donner plus d'importance à ce qui se passe sur l'écran qu'à ce qui passe concrètement autour d'eux.

Y'a pas à dire Dieu a super bien réussi son coup, mais je finirai bien un jour par lâcher la manette...

mardi 5 janvier 2010

Verre à moitié vide ou à moitié plein?

Quand vous côtoyez le monde du poker, il est très fréquent de voir des joueurs se plaindre d'être victime de terribles coups de malchance.

Ces joueurs sont souvent très sélectifs au niveau de la mémoire, ils se plaignent d'avoir perdu certains coups par malchance mais oublient qu'ils en ont gagnés tout autant grâce à la chance. Le poker est un révélateur intéressant, ce jeu montre à quel point notre esprit a plus facilement tendance à se focaliser sur les défaites que sur les victoires.
Nous voyons plus facilement le verre à moitié vide plutot qu'à moitié plein. Mais je ne pense pas non plus qu'il faut faire preuve d'un optimisme forcé en voyant systématiquement le verre à moitié plein. En réalité, je crois qu'il faut voir le verre tel qu'il est: ni vide et ni plein, ou vide et plein à la fois. Et voir les choses telles qu'elles sont, sans jugement, sans déformation, cela est source de joie.

vendredi 11 décembre 2009

Pensée créative et pensée réactive

Le mental humain est en perpétuelle effervescence, la plupart du temps il est animé par des pensées réactives. C'est-à-dire qu'il n'agit qu'en réaction des phénomènes extérieurs. Ce mental réactif finalement c'est notre petit "moi", notre moi usuel, qui ne fait en général que se plaindre et juger le monde.

Mais de temps en temps, il arrive que notre mental soit traversé par une pensée créative. C'est-à-dire une pensée qui n'est pas conditionnée par l'extérieur. Comme son nom l'indique, ce type de pensée nous pousse à créer et explorer. Ces pensées sont rares et précieuses car elles proviennent de la partie la plus élevée de nous-même. La bible dit que chaque être humain possède une étincelle divine, je pense que c'est vrai et que les pensées créatives proviennent de cette étincelle.

Etant non-conditionnée, la pensée créative amène la joie même quand les conditions extérieures semblent mauvaises. La pensée créative révèle notre vraie nature, nos vrais talents et nos vrais buts. Pour résumer la pensée créative nous permet d'être la personne que nous avons toujours voulu être, elle nous permet de donner le meilleur de nous-même. Et c'est pour cela que nous devrions être en permanence en mode créatif et non réactif, comme c'est hélas trop souvent le cas.

Etre en mode réactif, cela veut dire fonctionner sur la peur. Nous ne faisons plus ce que nous avons envie de faire, nous faisons ce qui va plaire au monde pour ne surtout pas s'attirer son courroux. Le gros problème c'est que les pensées réactives parasitent les pensées créatives, combien de fois je me suis dit: "je pourrais créer ceci ou celà", "je pourrais faire ceci ou celà". Puis juste après la pensée réactive se met en place en disant: "oui mais c trop difficile", "tu n'en as pas les capacités", "que vont penser les autres?", "et si tu te plantes" etc.

C'est au niveau professionnel que la pensée réactive fait le plus de dégâts. Combien de gens travaillent sans passion, juste pour gagner leur croûte? Particulièrement en temps de crise économique comme maintenant, les gens sont guidés par la peur, ils acceptent n'importe quel travail à n'importe quelle condition en disant: "oui mais c'est la crise, j'en bave du matin jusqu'au soir, mais au moins j'ai un travail..."

J'ai beaucoup d'admiration pour ceux qui se sont lancés dans un projet tête baissée, faisant fi des commentaires du genre: "t'es fou tu vas te planter". Ce sont ces gens qui sont devenus des grands chefs d'entreprise, des grands artistes, des sportifs d'élite ou que sais-je encore...
Ces gens vivent de leur passion et rien que pour celà je les respecte. Quand Dieu a chassé Adam et Eve du jardin d'Eden, il leur a dit: "maintenant vous devrez travailler dur pour gagner votre vie". Ceux qui vivent de leur passion ont le grand privilège de s'être partiellement affranchi du péché originel.

Pour finir j'aimerai juste préciser une chose: vous pouvez être peintre scuplteur et fonctionner en mode réactif, tout comme vous pouvez être en mode créatif en travaillant comme éboueur. Ce que vous faites ne définit pas si vous êtes en mode créatif ou réactif, c'est comment vous le faites qui le définit!

"Tout le monde a une mission dans la vie...
Un don unique ou un talent spécial à offrir à autrui.
Lorsque nous mettons ce talent particulier au service des autres, nous connaissons l'extase et l'exultation de notre propre esprit. Lui qui est le but ultime de tous les buts..." Deepak Chopra

Quand la ville dort

Il y'a quelques jours, un épais brouillard a recouvert la petite ville où je réside. Il était particulièrement dense et semblait tout étouffer: les sons, les lumières, on distinguait juste parfois les feux blafards d'une voiture. Je suis resté un long moment à ma fenêtre à m'imprégner de cette drôle d'ambiance. J'étais fasciné pour ne pas dire attiré par le brouillard.

Je me suis demandé pourquoi j'aimais tellement ce genre d'ambiance? Une première réponse m'est venue facilement: il y'avait une atmosphère féérique et très mystérieuse, or le mystère est attirant. Il tranche avec mon quotidien qui est parfois un peu trop "réel"...un peu trop prévisible...

Puis au fil de mes pérégrinations mentales, j'ai réalisé que le brouillard me rassurait, le monde extérieur devenait soudain moins effrayant, moins réel comme je l'ai déjà dit. Lorsque je consomme une substance qui modifie les perceptions de mon cerveau (comme l'alcool ou n'importe quelle drogue), le but c'est de justement voiler ma conscience dans une sorte de brouillard pour rendre mon quotidien plus supportable. Or ce soir là, le brouillard n'était pas dans ma tête, il était sur la ville, mais ça produisait un peu le même sentiment de soulagement et d'apaisement.

lundi 16 novembre 2009

Différencier la souffrance de la douleur

Un peu plus bas j'ai posté un message sur les différences entre le bonheur et la jouissance, et notre tendance à confondre les 2. Dans le même registre je trouve intéressant de distinguer la douleur de la souffrance, car là aussi la nuance est subtile.

Voici comment je vois les choses. La douleur c'est avant tout une perception physique, c'est un simple signal d'alarme de notre corps quand il est menacé. Traîté comme tel, c'est-à-dire une pure perception parmi l'infinité de perceptions que peut nous offrir la vie, la douleur n'est pas si problèmatique. En réalité les ennuis commencent juste après la sensation de douleur, lorsque le mental s'approprie le phénomène en disant "ceci est ma douleur, je suis blessé, je suis en danger etc.". A ce moment la situation devient intolérable, car nous avons transformé la douleur en souffrance. Je dirai que la souffrance se manifeste chaque fois qu'un "moi" s'approprie les perceptions de douleur. La douleur est physique alors que la souffrance est mentale. Pour illustrer ce que je viens de dire, nous avons déjà tous vu un jour ou l'autre un petit enfant courir et se casser la figure. En général dans les premiers instants qui suivent le choc l'enfant ne va ni crier ni pleurer, mais lorsqu'il voit son petit genou écorché ou la tête catastrophée de ses parents, la pensée "je suis tombé, je me suis fait bobo" se met en marche et les pleurs de l'enfant avec.

Ce qui est terrible en devenant adulte, c'est que nous n'avons même plus besoin de ressentir une douleur physique pour être rempli de souffrance. Nous sommes remplis de souffrance lorsque notre petite amie nous quitte, lorsqu'on ne peut pas s'acheter le nouveau gadget à la mode, losque notre équipe de foot de foot préférée a perdu, en fait nous sommes remplis de souffrance chaque fois qu'un événement vient bousculer notre histoire personelle. Mais la folie de la situation, c'est qu'il n'y a pas d'histoire personnelle, il n'y a rien à défendre ou protéger!

On dit que l'enfer c'est les autres. Mais en réalité l'enfer c'est soi-même, nous sommes nos propres bourreaux.

mercredi 4 novembre 2009

Etre 5 minutes seul avec soi-même

Y'a quelques jours en regardant la télévision suisse romande, je suis tombé sur une émission qui parlait de l'importance de la musique dans notre vie quotidienne. Le témoignage d'une jeune femme m'a interpellé. Elle expliquait qu'elle avait pris l'habitude d'écouter son lecteur MP3 pendant ses trajets en bus et lorsqu'elle n'avait pas son lecteur, elle ressentait une sensation de manque.

Ce témoignage m'a interpellé parce que j'avais pris la même habitude lors de mes déplacements en bus. Mais ce besoin d'occuper à tout prix nos "temps morts" est une vraie maladie de l'homme moderne. Nous ne sommes plus capable de rester seul avec nous-même 5 minutes. Le silence, le calme et le recueillement nous effraient. Pourtant un jour j'ai fini par en avoir marre d'écouter mon lecteur MP3, comme je ne savais pas quoi faire, je restais silencieux à regarder le paysage défiler, à regarder les gens monter et descendre. Dans ce silence est né une paix intérieure, mais aussi une communion avec le monde. Alors qu'avec mes écouteurs j'étais coupé du monde et des autres, j'étais seul dans ma bulle musicale.

Depuis j'écoute rarement mon lecteur MP3 dans les transports publics, j'ai appris à aimer le silence et les bruits "simples" de la vie. Ce qui ne veut pas dire que je n'écoute plus mon lecteur MP3, disons plutôt que j'en fais une meilleure utilisation. Il arrive que je ressente le besoin de m'évader, de me calmer ou au contraire parfois de sortir de ma torpeur. Et la musique peut m'aider à atteindre l'état que je recherche.

lundi 2 novembre 2009

Distinguer le bonheur de la jouissance

Toute ma vie j'ai cherché le bonheur. Je réalise que j'ai méchammment confondu le bonheur et la jouissance. On peut facilement confondre les 2 alors qu'en réalité leur essence est radicalement opposée. Voici une petite liste non exhaustive et très personelle des différences entre le bonheur et la jouissance.

Pour moi le bonheur c'est avant tout un sentiment/perception de paix, un sentiment de faire Un avec la Vie. Et c'est surtout un sentiment d'amour, un amour total pour ce qui se manifeste ici et maintenant. Alors que la jouissance est un sentiment d'excitation, qui crée une séparation entre moi et le monde, entre moi et les autres. Derrière la jouissance se cache le besoin de contrôler le monde, le besoin de contrôler et de dominer les autres.

Le bonheur rend libre, car le vrai bonheur n'a aucune cause, il ne dépend pas des conditions extérieures. Alors que la jouissance nous rend esclave, car elle est toujours dépendante d'une cause externe à nous-même.

Le bonheur est altruiste, les gens heureux transmettent des ondes positives à tout leur entourage. Alors que la jouissance est un sentiment profondément égoiste, qui nous pousse à manipuler les autres pour arriver à ses fins.

Je vais conclure ce post en disant que ce n'est pas tout à fait exact que le bonheur n'a aucune cause. La seule cause du bonheur c'est de pouvoir dire "Oui je suis, j'existe!". Le simple fait d'être vivant, d'être doté d'une conscience, est le plus grand des miracles.