jeudi 1 octobre 2009

Arrêter un peu la lutte

Je travaille le matin comme vendeur dans un centre commercial. L'autre jour j'écoutais les conversations d'un groupe de personnes âgées. En fait ces gens avaient visiblement la même philosophie que Sarkozy, à la sauce helvétique: "La Suisse tu l'aimes ou tu la quittes". Le but de ce message n'est pas de faire de l'angélisme, et je suis d'accord que l'immigration est un sujet délicat. Mais j'étais étonné de voir à quel point ces personnes âgées semblaient obsédées par la question des étrangers, et dans mon fort intérieur, je me disais: "bon sang vous en êtes toujours là, vous êtes toujours en lutte contre le monde!". J'avais envie de leur dire que Dieu pouvait les rappeler à chaque instant, qu'il était temps d'arrêter la lutte extérieure et de commencer la lutte intérieure.

Pourquoi se fatiguer à vouloir changer un monde sur lequel nous n'avons si peu d'emprise, la seule chose sur laquelle nous avons une réelle emprise...c'est nous-même!

mardi 29 septembre 2009

Le libre arbitre

Saint Paul se plaignait de ne pas faire le bien qu'il voulait faire, et de faire le mal qu'il ne voulait pas faire. Ce "déchirement", j'ai souvent le sentiment de le vivre.

Quelle liberté avons-nous sur nos actes, nos pensées, nos sentiments ?
Tous les courants religieux nous exhortent à pratiquer le bien, mais personnellement je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui veuille faire consciemment du mal. Des gens qui produisent des actes négatifs en totale inconscience, j’en vois régulièrement, mais en totale conscience jamais.

A un certain niveau, j'ai l'impression d'avoir un parfait contrôle sur mes choix. Et à un autre niveau, j'ai aussi le sentiment que tout se fait tout seul, et que finalement je n'ai absolument aucun contrôle.

Je pense qu'il n'est pas vraiment possible de résoudre cette question du libre arbitre avant d'avoir touché sa vraie nature. Probablement que le libre arbitre est une fausse question, et l'impression de choisir son destin n'existe que dans la dualité...que lorsqu'il existe un "moi" séparé du monde.

mercredi 23 septembre 2009

Il n'y a pas d'injustice...

Parfois je m'énerve contre la vie, contre Dieu, contre l'univers. J'ai le sentiment que la vie ne m'aime pas, qu'elle me met sans cesse des bâtons dans les roues pour m'empêcher de réussir. Bref j'ai un grand sentiment d'injustice et ce sentiment se manifeste parfois physiquement, comme si quelque chose me brûlait de l'intérieur, ce qui finit parfois par me faire pêter les plombs mentalement.
Je réalise que chaque fois que j'ai avalé des couleuvres, je l'avais provoqué sans le vouloir. Le sentiment d'injustice naît lorsque je ne comprends pas les raisons de la situation dans laquelle je me retrouve. Maintenant je vois bien que de façon plus ou moins consciente j'ai créé tout ce qui m'arrive. Du coup le sentiment d'injustice retombe et je peux jeter maintenant un regard didactique sur ces mauvaises expériences, je peux même les remercier de m'avoir fait grandir :-)

mardi 22 septembre 2009

Un monde parfait...

Parfois j'imagine que Dieu est devant moi et que je peux lui poser une seule et unique question. Je réfléchis... plein de trucs super profonds me viennent à l'esprit... des questions sur l'espace-temps, le moi, le non-moi... puis je réalise que quelque part je m'en fous un peu de ces interrogations. Et que finalement la seule question qui me remue vraiment les tripes est finalement très basique: pourquoi je ne peux pas obtenir tout ce que je veux, pourquoi je ne peux pas contrôler le monde à ma guise?

Là Dieu me dit ok, créé le monde que tu veux, tu peux tout contrôler à ta guise. Je me dis cool et je m'imagine être super beau, super riche, super intelligent, du succès à tous les niveaux... mais assez vite la machine se grippe. Je réalise que le monde que je voudrais créer deviendrait vite fade et ennuyeux. La Vie est un jeu, et ce qui rend le jeu intéressant et stimulant, c la possibilité de perdre, ou du moins l'incertitude du résultat. Finalement vouloir contrôler le monde extérieur, c'est comme vouloir jouer aux échecs contre soi-même, pas bcp d'intérêt!

Par contre contrôler son monde intérieur, ou se contrôler tout court, c'est peut-être plus intéressant me suggéra discrétement Dieu.

Je lui répondis que j'y réfléchirais et lui souhaita une bonne journée.

mercredi 2 septembre 2009

Je pense donc... euuuh je pense...

Pourquoi Descartes a-t-il dit: "je pense, donc je suis"? Il aurait très bien pu dire par exemple: "je cuis une saucisse, donc je suis"... ou "j'éternue, donc je suis".

Descartes semble avoir commis l'erreur que nous faisons tous, à savoir associer l'être à la pensée. Lorsque je regarde un oiseau dans le ciel, il s'agit en fait d'un simple influx nerveux qui traverse mon cerveau. Lorsque je pense à un sujet quelconque, il s'agit là aussi d'un simple influx nerveux qui traverse mon cerveau.
Pourtant je ne m'identifie pas du tout à l'oiseau dans le ciel, alors que je m'identifie totalement aux pensées. Or il n'y a objectivement aucune raison pour dire que telle perception "vient de moi" et telle autre "ne vient pas de moi". Il n'y a pas non plus de raison objective pour dire que tel type de perception définit mon être et tel type non.

jeudi 27 août 2009

Le jeu comme école de la vie

Un des aspects qui me séduit le plus dans le poker c'est qu'on y retrouve tous les ingrédients de la vie. Je pense qu'il faut posséder 3 qualités pour réussir au poker: de l'intelligence, de l'instinct et être un minimum chanceux. Dans la vie c'est pareil, pour avoir du succès dans ses entreprises et atteindre ses objectifs, il faut aussi réunir ces 3 qualités. Une autre analogie intéressante entre la vie et le poker, c'est qu'on peut avoir un très bon jeu de départ et finir par perdre le coup, parfois c'est le contraire, on part avec de mauvaises cartes mais on finit quand même par gagner le coup. Dans la vie certains naissent dans un environnement idéal mais finiront leur vie dans une certaine déchéance, d'autres au contraire naissent dans des conditions particulièrement difficiles (pays en guerre, père alcoolique, grave handicap physique etc.) mais sauront quand même tirer leur épingle du jeu et avoir un destin brillant. Comme quoi rien n'est jamais acquis!
Une des grandes forces du poker est de nous apprendre à relativiser la défaite et la victoire. Les joueurs amateurs se focalisent toujours sur la victoire alors qu'un joueur professionnel y attache beaucoup moins d'importance, pour lui ce qui compte vraiment c'est de prendre les bonnes décisions au bon moment. Dans la vie nous avons tous tendance à chercher la victoire quelque soit le domaine (professionnel, affectif, sportif) alors que ce qui compte vraiment c'est de donner le meilleur de soi-même. Je me souviens d'une citation chamanique qui disait "le guerrier fait ce qu'il a à faire, après que cela soit une réussite ou un échec cela ne le concerne plus". Cette citation est particulièrement adaptée au poker, vous pouvez très bien jouer un coup et le perdre quand même car la chance ne sera pas au rendez-vous ce jour là, au lieu de pester contre la vie soyez au contraire fier de vous. Et ne vous inquiétez pas, la chance peut être capricieuse sur le court terme mais si vous jouez vraiment bien vous gagnerez forcément sur le long terme. C'est la dernière leçon à tirer de ce message, dans le vie il faut avoir une vision des choses sur le long terme car nous avons beaucoup trop tendance à chercher des succès faciles à court terme.
En y réfléchissant je crois que je pourrais faire encore beaucoup d'analogies entre la vie et le poker mais je vais m'arrêter ici pour aujourd'hui.

OVI: objets volant identifiés

Je peux mesurer mes progrés au poker au nombre d'impacts qui décorent les murs de mon appart. Quand je joue trop mal ou que le sort s'acharne, j'ai tendance à faire voler divers objets pour évacuer les tensions. Avec le temps je peux donner quelques conseils sur les objets volant.

La pantoufle: classique et indémodable, balancer la pantoufle qu'on a au pied contre le mur. L'avantage de cette solution est qu'elle est immédiate et pas trop dangereuse pour l'entourage. Néanmoins j'ai souvent été étonné des marques que ça pouvait laisser contre le mur.

Le briquet: balancer un briquet violemment est très défouloire. En effet si vous y mettez assez de puissance le briquet explosera. L'inconvénient c'est qu'après le briquet est foutu et il faut ramasser les débris, ce qui créé à nouveau des tensions.

Une bouteille de ice tea : donner un grand coup de pied dans une bouteille en pet comme si on voulait transformer un essai au rugby calme les nerfs. Sauf qu'un jour j'avais mal fermé le bouchon de ma bouteille de ice tea et depuis certaines zones de mon parquet sont collantes (je repère facilement les zones, la poussière se colle dessus).

S'écraser la tête contre le mur: assurément la façon la plus radicale de faire retomber les tensions. Vous devinerez par vous-même les inconvéniants de cette méthode.

Dans un prochain post, je vous expliquerai comment redécorer sa salle de bain à coup de tipex pour faire retomber la nervosité.